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Juste pour voir!

 

 

Bonjour à toutes et à tous!

C'est mon premier essai. Eh oui, il faut s'y mettre. Non pas pour "être à la page", comme on dit, et non plus pour écrire un journal ou une chronique quotidienne. L'idée de ce blog m'est venue un jour en fouillant dans de vieux papiers, un peu comme le ferait n'importe quelle personne lors d'un déménagement ou quand nous nous décidions enfin de mettre un peu d'ordre dans ces tas de papiers que nous avions superposé les uns sur les autres des années durant. Ces bouts de papiers-là et ces petits carnets  qui nous encombrent à la fin, mais que nous gardons quand même jalousement; car ils racontent, chacun à sa manière, un bout de notre vie justement.

C'est donc ce qui est écrit sur ces bouts de papiers que je vais rapporter ici. Des petits poèmes composés au lycée et à la fac, des petites réflexions, des coups de gueule parfois, des écrits inachevés…Je mettrai tout cela en ligne au gré des rencontres et des (re)découvertes que j’en ferai.

 

 

Bonne lecture.

                                     Boussaâd BOUAICH

                                                                    

 

Mardi 10 novembre 2 10 /11 /Nov 22:30

 

Ass-agi la ttruγ ! Mi nγil merra d aqcic i la yettimγuren deg uεebbuḍ n yemma-m, amejjay yenna-k :"Γef wayen akka ttwaliγ d... taqcict". Isusem. Cwiṭ akka yerna-d : "ulac ccek, d taqcict tamecṭuḥt i la ttwaliγ". Yerna-yas-d d "tamecṭuḥt", am akken tezmerḍ yakan ad tiliḍ d tameqqrant ! Meεna mačči d aya iγ-iceγben, yemma-m akk d nekk : ur numin ara ayen akken nesla "d taqcict" ! Ih, d taqcict ay at rebbi ! Nekkni yessarmen si tazwara a d-nesεu taqcict "tamecṭuḥt", nekkni yessarmen a kem-id-nesεu. Allen-iw ččurent-d d imeṭṭi ; mmuqleγ γer yemma-m, kif kif ttiriqent wallen-is...

 

Ihi tura zemmreγ am-in mmeslayeγ, ad serseγ ameẓẓuγ-iw γef uεebbuḍ n yemma-m akken am-in-sleγ tettembiwileḍ (bγiγ a d-iniγ am tmerdedda, ugadeγ ad teččḥeḍ). Tura yal ass ḥemmleγ mi d-serseγ afus-iw fell-am ay id-wteḍ s rkel akken qqaren. Anda ẓriγ, ahat kemm s uqerru i d-tekkateḍ.

Tikwal uqbel a y-id-yas yiḍes ttwaliγ-kem ger wallen-iw. Ttwaliγ-kem tleḥḥuḍ zdat-i, tafettust-im deg ufus-inu, nteddu, nteddu, nugi a neḥbes, nugi a neεyu. Kemm tezhiḍ, tettfeğğiğeḍ, nekk akter. Mi d-uγaleγ γer leεqel-iw, afeγ-d iman-iw : allen εemrent d imeṭṭi, ul yekkat am wakken yewwet zdat teqcict-nni i ḥemmleγ i tikelt tamezwarut, acḥal iseggasen aya tura uqbel a d-mmagreγ yemma-m deg webrid-iw.

 

Acu ara m-iniγ ? Γeṣbeγ a d-tlaleḍ. Γeṣbeγ a d-tiliḍ, a d-tiliḍ da, zdat-i, a kem-ddmeγ ger ifassen-iw. Ḥareγ a d-tlaleḍ, ẓriγ a d-εawdeγ talalit yid-m, ẓriγ a d-εawdeγ talalit yess-m, ad uγaleγ d wayeḍnin. Ẓriγ s tlalit-im ad uγaleγ ma ulac yakan d "baba", am wakken yuγal d "lḥağ" winna i d-iẓuren Mekka. Nekk d dduḥ-im ara yuγalen d Mekka-inu, fell-as ad tezziγ alamma yezzi leεqel-iw. Yerna tura mi d-mmektaγ, am-d-aγeγ dduḥ d ameqqran aγ-yawin di sin, akken ula d nekk, yal mara teṭṭes yemma-m, a d-rewleγ seg ussu i wakken ad ṭseγ d tama-m. Am kemmini ad kemseγ ifassen-iw ddaw umayeg-iw. Tigecrar-iw a tent-kerrfeγ almi ḥuzant idmaren-iw am wakken lliγ di tεebbuḍ n yemma. Imiren kemm ad tegneḍ, nekk ad ttmuquleγ deg-m. Am-selfeγ γef lḥenk-im, ad urareγ s ufus-im, a kem-rjuγ akken alamma teldiḍ-d allen-im. Γas ma tεeṭleḍ, yecqa-kem : γuri ad ḥesbeγ iḍuḍan-im. Mi wwḍeγ γer wis εecṛa, a sen-d-εiwdeγ s wadda.

 

Aha segger, γiwel imγuṛ-d. Ur ttaggad, heggaγ-d yakan dacu ara nurar nekk yid-m. A nurar alamma neεya, xas a nsemmeḥ ula deg imekli-nneγ, xas a nerr iman-nneγ ur s-nesli ara i yemma-m mi ara γ-d-ssawal, mi d-suγ fell-aγ akken a nekfu turart. A nğelleb, a nbessel, a nessimes lqecc-nneγ. A neḍs s tufra di sin mi tt-neẓra tebda treffu. Mi nwala terfa dayen, a nṛuḥ di sin a s-nger iγallen, a s-neḍleb smaḥ u a tt-nessuden, kemm γef yiwet n tiṭ, nekk γef tayeḍ... akken ur aγ-d-ttwali mi ara nemmeγmaz i wakken a d-nini : azekka ad as-nεawed."

 

Boussaâd BOUAÏCH

  2009

 

"Tabrat i yelli" lue par Zira, émission "Yuli wass" du 3 août 2010 à la radio chaine 2
http://www.partage-facile.com/OHITH6XWPJ /tabrat_i_yelli_en_direct_sur_les_ondes_ de_la_radio_chaine_2.mp3.html

Par B.BOUAICH
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Mardi 24 avril 2 24 /04 /Avr 21:39

Nécessité

 

Hélas! la lune ne sera plus éclairée

Pour un monde sans soleil !

                               Juin 1996

Par B.BOUAICH - Publié dans : tuzma
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Mardi 24 avril 2 24 /04 /Avr 21:29

Le printemps ne dure pas longtemps

 
Le printemps ne dure pas longtemps,

L’été sera bientôt là.

Je me le répétais bien souvent

Avant que toi tu ne sois là.

 
Ce printemps va durer longtemps,

L’un de ses mardis me l’a promis :

« Il renouvellera vos vingt ans

Et veillera à ce que votre amour s’agrandit ».

 
O printemps, dure même tout le temps,

Pour qu’avec ma belle je reste uni.

Et pourvu que tu sois content

Je fêterai pour toi tous les mardis.


Il nous reste qu’à écrire en lapidaire,

O ma belle de tous les temps,

Que c’est là un triple anniversaire

Qu’on fêtera tous les printemps.

                   Avril 1999

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Mardi 24 avril 2 24 /04 /Avr 21:24
Bentalha
 

Et cette tête décapitée,

Elle a dû trop parler.

Maintenant elle s’endort

Mais elle nous parle encore.

Arrivée devant Dieu,

Elle lui fera…la tête

Et l’accusera de complicité.

                            Août 1997

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Mardi 24 avril 2 24 /04 /Avr 21:14
  Qui donc a dit ?

 

Qui donc a dit

Dieu m’a maudit

Pour qu’on me surnomme

Satan des Hommes ?

Je dis seulement

Qu’un jour, le vent,

A pas feutrés

Sèmera la vérité.

Une fois connue

Cette inconnue

Les Hommes lutterons

Et triompherons.

 

Qui donc a dit

Peuple maudit,

Il n’osera pas

Ou criera tout bas ?

Aux hommes comme vous

Plutôt hiboux

J’ai la Lumière

Qui vous fera taire.

Moi je vous conseille

Anciens de la veille

De plier bagages

Avant le naufrage.

 

Qui donc a dit

Que c’est interdit

De parler encore

De tous ces morts ?

Des disparus,

J’en ai connu.

Il y’en a beaucoup

Un peu partout

…..

1998

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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 00:34

Espérance

Le soleil brûle

Ne restera que ses cendres

Dont renaîtra plus tard

Un autre soleil nouveau

Un autre soleil beau

Qui consumera mes maux.

                                                          1996

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Jeudi 1 février 4 01 /02 /Fév 01:48

Raison d’être

 

Et puis qui es-tu

Toi, la voleuse de sommeil ?

Ton parfum me caresse et m’emporte.

Je cours et je cours…

A travers un désir fou et sauvage

J’ai froid et ton regard me sert de couverture.

Je me réveille et je me retrouve seul,

Comme une vieille maison solitaire.

 

Oui, qui es-tu ?

Pareille à ce magicien

Tu apparais devant moi comme un ange déguisé

Et, voulant te serrer dans mes bras,

Tu disparais de nouveau.

Je pleure ta perte

Et je rêve aux rêves de mes nuits.

 

Et puis qui es-tu

Pour que ma plume t’écrive ce poème ?

Je deviens le cloîtré le plus populaire

Mais à la cime de mes pensées

Je me console avec cet air de vivacité

Qui me vient de ce ciel énigmatique.


Hélas tu pars et tu me laisses

Prisonnier de mes souvenirs oppressants

Esclave de tes idées mensongères.

Et puis n’est-ce pas cet amour là

Qui fait le bonheur des autres ?


Je me noie dans mon océan de mots

Pour que finisse mon poème

Et j’ignore encore comment te nommer.

Et puis qu’importe qui tu es

Tu es pour moi ma Raison d'Être


        Akabiou, 1995

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Jeudi 1 février 4 01 /02 /Fév 01:38

Inquiétude

 

Sous cette pluie d’hiver

Douceur et inquiétude,

Enterrement d’un souvenir

Mille fois perdu

Mille fois retrouvé, ressuscité.

Angoisse de flammes d’une peur injuste

Arbre de joie

Tendre, éminent…

Divin.

Dans cette forêt des pauvres

Jardin de roses hivernales

Cimetière des maudits où

Se cache une émeraude

Intimidée par un soleil qui ne se couche pas.

Fuir!

Loin, très loin dans ces orages

Fuir cette peur qui fait… très peur

Fuir ces regards humides de larmes

De tous ces hommes invisibles.

Quand le cœur est brisé

Des maux du mot d’adieu maudit

Mon âme s’exile

Habite ce corps de pierre taillée

Fontaine donneuse d’eau, qui soudain…

Devient poussiéreuse.

                                      Akabiou, 1995

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Jeudi 1 février 4 01 /02 /Fév 00:37

Contemplations...

Il pleut. Il pleut dehors d’une pluie fine interminable et silencieuse. Lui, il est là devant la fenêtre de sa chambre à admirer ce morne tableau que dresse à ses yeux cet après-midi de décembre. La route est déserte et les quelques maisons plantées « sauvagement » sur le  relief qui la borde lui semblent l’être encore plus.  Le silence qui accompagne la pluie semble peser à étouffer tout bruit et tout mouvement. Les maisons, n’ayant pas de cheminées, a-t-il remarqué, lui fait dire qu’aucune fumée indiscrète ne jaillira par-dessus les toits et trahir une présence de gens à l’intérieur. « Mais, pensa-t-il soudain, ma chambre aussi ne possède pas de cheminée, et pourtant je suis bien là ! Il doit y avoir certainement plein de gens dans ces maisons, se dira-t-il comme pour conclure. Il finit par comme sourire à lui-même. Il trouva absurde cette idée de faire dépendre l’Existence d’une Présence ou non d’une fumée de cheminée. Et ça l’amusa…

                                                                                                                                  Hasnaoua, 1998

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Jeudi 1 février 4 01 /02 /Fév 00:25

Laisse-moi…

 

Laisse-moi prédire mon sort

Même si je frémis d’y penser

Et d’appartenir à la race des vaincus

Puis noyer mon air âpre dans un mutisme délirant

Pour écouter ton rire fou, homérique,

Résonance d’outre-mer.

 

J’aurais dû boire jusqu’à perdre haleine

Et rester ainsi tout mon temps sans trêve

De ce vin salé de mes pleurs.

 

Laisse-moi prédire mon sort

Même si les mots s’envolent et me quittent au besoin

Rien qu’inquiétude monstrueuse.

J’abattrai tous ces mots, leurs blasphèmes,

Pour que demain s’élève le jour

Avec la tendre mélodie de ton retour.

Et que je congédie de la vie

L’amer mot d’adieu.

 

Laisse-moi prédire mon sort

Maintenant que tu m’es lointaine

Je garde mon flegme comme une chandelle

Pour que ne me quitte ton âme sainte,

Coite, endormie dans mon cœur.

Il la garde et veille sur elle

Regrettant ta perte.

 

Laisse-moi prédire mon sort

Même si je dois mentir à ma raison, à moi-même

Même si je dois écrire et chanter

Cet amer mot d’adieu.

    Akabiou, 1995.

 

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