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Bonjour à toutes et à tous!

C'est mon premier essai. Eh oui, il faut s'y mettre. Non pas pour "être à la page", comme on dit, et non plus pour écrire un journal ou une chronique quotidienne. L'idée de ce blog m'est venue un jour en fouillant dans de vieux papiers, un peu comme le ferait n'importe quelle personne lors d'un déménagement ou quand nous nous décidions enfin de mettre un peu d'ordre dans ces tas de papiers que nous avions superposé les uns sur les autres des années durant. Ces bouts de papiers-là et ces petits carnets  qui nous encombrent à la fin, mais que nous gardons quand même jalousement; car ils racontent, chacun à sa manière, un bout de notre vie justement.

C'est donc ce qui est écrit sur ces bouts de papiers que je vais rapporter ici. Des petits poèmes composés au lycée et à la fac, des petites réflexions, des coups de gueule parfois, des écrits inachevés…Je mettrai tout cela en ligne au gré des rencontres et des (re)découvertes que j’en ferai.

 

 

Bonne lecture.

                                     Boussaâd BOUAICH

                                                                    

 

Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 00:25

Laisse-moi…

 

Laisse-moi prédire mon sort

Même si je frémis d’y penser

Et d’appartenir à la race des vaincus

Puis noyer mon air âpre dans un mutisme délirant

Pour écouter ton rire fou, homérique,

Résonance d’outre-mer.

 

J’aurais dû boire jusqu’à perdre haleine

Et rester ainsi tout mon temps sans trêve

De ce vin salé de mes pleurs.

 

Laisse-moi prédire mon sort

Même si les mots s’envolent et me quittent au besoin

Rien qu’inquiétude monstrueuse.

J’abattrai tous ces mots, leurs blasphèmes,

Pour que demain s’élève le jour

Avec la tendre mélodie de ton retour.

Et que je congédie de la vie

L’amer mot d’adieu.

 

Laisse-moi prédire mon sort

Maintenant que tu m’es lointaine

Je garde mon flegme comme une chandelle

Pour que ne me quitte ton âme sainte,

Coite, endormie dans mon cœur.

Il la garde et veille sur elle

Regrettant ta perte.

 

Laisse-moi prédire mon sort

Même si je dois mentir à ma raison, à moi-même

Même si je dois écrire et chanter

Cet amer mot d’adieu.

    Akabiou, 1995.

 

Par B.BOUAICH - Publié dans : tuzma
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